A l’initiative de la World Toilet Organization, réseau de 151 organismes répartis de par le monde, le 19 novembre a été décrété journée mondiale des toilettes. A cette occasion, l’association appelle à une meilleure reconnaissance de l’utilité des toilettes, ainsi qu’à un plus grand respect et à une meilleure paie des personnels nettoyant les locaux sanitaires.
Elle relaie aussi le cri des 2,5 milliards d’êtres humains privés de toilettes : « nous méritons des lieux plus adaptés pour déféquer – des toilettes ».
Les sanitaires sont essentiels pour éviter les épidémies et les décès dus aux mauvaises conditions d’hygiène. Ils sont pourtant encore trop souvent négligés par les bailleurs de fonds, notamment car la demande de la part des ménages pour ce type d’installation est souvent insuffisante. Cette question touche à l’intime et s'avère souvent tabou.
En outre, ce type de projets est vu comme non rentable : les résultats sont moins visibles ou en tout cas moins rapides qu’avec la mise en place d’un point d’eau par exemple. Pourtant, des études montrent qu’un dollar dépensé dans ce domaine rapporte entre 7 et 9 dollars en "retour sur investissement", rappelle l’association Action contre la faim, qui intervient souvent pour mettre en place des latrines dans le cadre de ses opérations humanitaires.
« Alors que la problématique de l’accès à l’eau potable est largement intégrée dans les stratégies de développement et acceptée comme un élément capital de progrès social et économique, l’assainissement apparaît comme oublié des grands enjeux de la lutte contre la pauvreté, » regrette l’association, qui poursuit : « la problématique des latrines doit être intégrée de façon systématique à la problématique de l’eau ».